Devant l’importance des mondanités de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie dans l’oeuvre et la vie de Marcel Proust, on n’a pas manqué d’accuser ce dernier de snobisme - de même que ses lecteurs ! Et devant le comique corrosif et parfois cruel de la peinture qu’il en fait, on lui a reproché de brûler ce qu’il avait d’abord adoré. Nous verrons que, ni dandy bourgeois hanté par la nostalgie d’une aristocratie chimérique, ni romancier mondain, ni sociologue (quoique bien informé des débats de cette science naissante dans les années où il écrit la Recherche), l’écrivain met en oeuvre une sociologie transfigurée dont la subtilité et l’acuité conduisent à des conclusions fort éloignées des préjugés de ceux qui l’ont trop vite lu. Nous le ferons en observant, en particulier dans les salons de la duchesse de Guermantes et de Mme Verdurin, les métamorphoses de la comédie mondaine du faubourg Saint-Germain par rapport aux évolutions historiques ainsi qu’à l’âge, la psychologie et la vocation du Narrateur. L'atelier de lecture comprend six sessions de 1h30 chacune aux dates suivantes: |
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4 janvier |
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Afin que le travail en groupe soit possible, chacun des participants se munira du Côté de Guermantes dans la collection Folio. D’autres textes seront photocopiés. |
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L'après-midi, de 15h30 à 17h15
Atelier de lecture
La comédie mondaine
lecture aMichel Blain